La FNEC FP-FO défend l’enseignement spécialisé et adapté
Une continuité dans les politiques gouvernementales pour détruire l’enseignement spécialisé
Loi Boisseau-Montchamp sur le Handicap de 2005, décrets Darcos, loi Peillon, loi Blanquer, acte 2 de l’école inclusive :
depuis des décennies, avec des arguments démagogiques et prétextant l’égalité des droits, les gouvernements s’attaquent
aux élèves les plus fragiles, en visant, à terme, la fermeture des structures et postes spécialisés !
La fédération et le snudi Fo 38:
- s’opposent notamment aux PAS, aux PIAL et aux dispositifs d’auto-régulation, responsables d’une
réduction des moyens spécialisés, - défendent le maintien des ESMS, des RASED et des postes d’enseignants spécialisés,
- revendiquent davantage de moyens humains et matériels ainsi qu’un véritable statut pour les AESH.
L’inclusion systématique et les contres réformes : tout est lié !
Économies budgétaires : le coût d’un élève en classe ordinaire est largement moins élevé qu’en ESMS. AESH : contrats précaires.
PIAL : mutualisation des moyens.
PAS : l’Éducation nationale qui paie l’accompagnement décide du besoin en accompagnement. Transformation des structures en dispositifs puis en pôles de personnels ressources : saupoudrage des soins.
Formation initiale : les enseignants stagiaires sont “formés” à l’école inclusive et auront donc vocation à pouvoir gérer tous les types de public.
PPCR : Le critère «prendre en compte la diversité des élèves» met en cause les compétences professionnelles plutôt que les
défaillances de l’institution en termes de prises en charge. La culpabilisation est alors portée à son paroxysme. La FNEC FP-FO, qui a voté contre PPCR et demande son abrogation, est aux côtés des personnels confrontés à de telles situations.
Évaluations d’école : plus besoin de moyens supplémentaires (enseignants spécialisés, AESH…), il vous suffit de vous auto-évaluer pour proposer vous même les solutions aux problèmes rencontrés.
Loi Rilhac : le directeur doit désormais « contribuer à l’organisation du service des accompagnants des élèves en situation de handicap affectés dans l’école » et présenter en conseil d’école « les modalités d’inclusion d’enfants en situation de handicap. »
Quelques chiffres

30 000 élèves ne bénéficient pas de place dans les ESMS malgré une notification de la MDPH !
Seulement 17 % des élèves en attente de place en ESMS sont scolarisés avec « l’appui » d’une ULIS : ce qui signifie que 83 % sont en classe ordinaire sans aucun soutien ou sont déscolarisés !
50 000 élèves ne sont toujours pas accompagnés par une AESH (même mutualisée) malgré une notification.

